dimanche 14 février 2010

Semaine 23: les J.O.!

Les Jeux Olympiques sont tout proches, l'excitation est à son comble! Mais avant cela, 2-3 petites formalités moins passionantes: les examens...
  • Lundi: examen...
  • Mardi: présentation de Marketing. Nos conclusions: ne lançons pas la boule de lavage magique sur le marché parce que nos consommateurs cibles sont des "suiveurs", ils n'adopteront jamais le produit s'il n'est pas commercialisé par une grande marque ou recommandé par des adopteurs précoces, ce qui n'arrivera jamais puisque le produit en question est une vaste blague. Et, accessoirement, ce ne serait pas très éthique de lancer ce produit en profitant de la crédulité des consommateurs...
  • Mercredi: re-examen, suivi d'une sympathique soirée au Pit, le bar étudiant de toutes nos post-examens.
  • Jeudi, je vais voir le passage de la torche olympique par UBC. J'attends longtemps, mais heureusement, la rue est parsemée de stands où diverses organisations étudiantes organisent des petits jeux et distribuent des échantillons promotionnels.

Une des 12 000 torches qui auront été utilisées pour acheminer le feu d'Olympie à Vancouver, en compagnie de son porteur.

Quand la flamme arrive enfin, c'est une explosion de joie dans le public. Je ne la voit passer que pendant quelques minutes, mais quel moment magique! Les spectateurs sont massés les uns contre les autres et on sent une grande vague de chaleur et de solidarité émaner des Vancouverites émerveillés par la présence, dans leur ville, d'un événement si grandiose.
Je termine cette journée magique à un concert joué par l'ensemble à vent de UBC. La première pièce est jouée avec les trombones et cors installés un étage au-dessus du reste de l'orchestre. Cela produit un son très intéressant et inspire un sentiment édifiant tout-à-fait en phase avec l'esprit J.O. On nous joue également du Chostakovitch et le concert se finit par un ensemble insolite de variations autour du "God Save the Queen", par un compositeur solitaire dont le nom ne me dit rien mais qui ne manque indéniablement pas d'humour!
  • Vendredi soir, je me rends au centre-ville pour assister à la projection, sur grand écran, de la cérémonie d'ouverture.

Les organisateurs ont bien maintenu le secret au sujet des détails de la cérémonie et, quand nous nous rendons compte que non seulement, c'est Wayne Gretzky, légende canadienne du hockey sur glace, qui allume la flamme olympique mais qu'en plus, il sort du stade par une rue proche de la nôtre pour allumer une autre flamme à l'extérieur, c'est une course folle de tous les spectateurs présents pour essayer de le rattraper...

...course qui aboutit en front de mer (ou plutôt, d'océan), où une deuxième flamme a été allumée. C'est à ce moment qu'un feu d'artifice est lancé depuis l'autre côté de la baie du Pacifique et que la foule se met à entonner "Oh Canada!", l'hymne national. Une soirée absolument magique...




Les oreilles fines pourront entendre la dernière phrase de l'hymne national: "Oh Canada, we stand on guard for thee."
  • Samedi, je me rends à Whistler, non pas pour skier, mais parce que j'ai un ticket pour le biathlon femme.
Le biathlon n'étant pas aussi populaire que la descente ou le hockey, la sécurité n'est pas paranoïaque et on nous laisse approcher de la piste de course, ce qui est très agréable.

Pour ceux qui ne le savent pas, le biathlon consiste en une course de ski de fond suivie par un tir à la carabine de 5 cibles. Pour chaque cible manquée, l'athlète a des tours de pénalité. La course en elle-même est très physique et c'est vraiment impressionnant de voir les athlètes capables de se concentrer pour effectuer un tir correct malgré qu'elles viennent de s'avaler 7 km à toute vitesse. Après la ligne d'arrivée, la plupart s'effondrent, épuisées.



La piste.

Le stand de tir.
Bilan de la course: l'or pour la Slovaquie, l'argent pour l'Allemangne et le bronze pour la France.

Un petit paysage brumeux typique de Whistler. Malheureusement, la température dans la station ne descend pas en-dessous des 0 (il neige sur les pistes mais il pleut sur la station, où se trouvent les installations olympiques), pour l'instant ce sont les J.O. d'hiver les plus chauds que l'histoire aie connu. C'est vraiment pas de chance pour la compétition de descente qui a été reportée à lundi, mais ce n'est pas à Vancouver, où le temps est exceptionnellement doux pour la saison, qu'on s'en plaindra.

  • Dimanche est plus calme, je me remets de mes émotions et invite quelques amis à dîner le soir.

1 commentaire:

  1. Classe que tu tiennes la torche! Enfin, une des... Bon road trip, à très bientot sur skype:) kisses

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